Ulm

Ulm
Les afrontement contre l'Autriche commence en Allemagne.
Les Autrichiens commandés par le feld-maréchal Mack doivent bientot se réfugier dans la forteresse d'Ulm. Le 19 au soir Mack se rend a l'ennemi, celui-ci dira a ses officiers: "Voyez, messieurs, il est comme Vercingétorix à Alésia, il vient à moi pour éviter un grand crime, c'est en ce sens qu'il est chef". Mais cette victoire sera vite effacée par une défaite plus grande...
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# Posté le lundi 27 février 2006 16:02

Trafalgar

Trafalgar
L'amiral Nelson ne pense pas que ses troupes sont assé forte pour affronté Villeneuve.
Il se replie vers le sud incitant Villeneuve a le poursuivre. Nelson veut que les deux flottes se rencontrent a Trafalgar, il réussi son objectif, la rencontre se fait le 21 octobre a midi...

La bataille s'engage très rapidement. Comme prévu, une partie des navires franco-espagnols restent en dehors de l'affrontement. Première erreur énorme de Villeuneuve : certes la victoire était possible sans l'intervention de ces bateaux, mais les engager aurait assurer une domination écrasante. Nelson profite de cet écart et lance ses deux colonnes à l'assaut. Le combat est d'une furie ahurissante : partout les canons tonnent, les mâts explosent, les hommes hurlent... On assure que certains marins ou soldats sont devenus sourds pendant la bataille ! Une heure plus tard, la situation est mitigée : les anglais ont réussi à s'infiltrer au milieu de la concentration espagnole, obligeant les français à venir secourir leur allié ; mais en contrepartie, Nelson a perdu plusieurs navires. A ce moment précis, Villeneuve pouvait remporter la plus grande victoire de sa longue carrière, venger l'affront d'Aboukir et surtout faire cesser ce qui fut plus de 400 ans de domination fluviale britannique ! Mais l'amiral a trop voulu défendre au lieu de contre-attaquer... Deuxième erreur, fatale. De plus, les forces franco-espagnols ne pouvaient coordonner leur progression, et pour cause : la barrière de la langue ! Nelson harangue ces troupes, répare les avaries de son vaisseau-amiral, le "Victory" et s'élance seul face au "Redoutable", le navire-amiral de Villeneuve. Les marins anglais reprennent confiance et poussent les français sur la défensive. Mais Nelson est grièvement blessé par un boulet du "Redoutable", ce qui met les anglais dans une colère indestructible. Trois heures plus tard, il n'y a plus de marine française, et les rares bateaux espagnols rescapés s'enfuient déjà vers Grenade. Villeneuve arrive une fois encore à s'échapper, tandis que l'Angleterre pleure Nelson, lui octroyant des funérailles nationales en hommage à sa grandeur. Napoléon dira à Sainte-Hélène : "Nelson est le seul anglais que j'ai toujours admiré : il a sauvé son pays de l'anéantissement, ce dont je suis bien malheureux de n'avoir pas réussi moi-même...".

La bataille de Trafalgar a permis à l'Angleterre de garder sa suprématie maritime, et obligé Napoléon à la vaincre par "le blocus continental".

# Posté le mardi 28 février 2006 15:54

La préparation de la bataille d'Austerlitz

La préparation de la bataille d'Austerlitz
Même si Napoléon a vaincu une première fois les Autrichiens, il est loin d'avoir vaincu l'ensemble des forces de la coalition : Napoléon poursuit l'armée russe de Koutouzov. Au fur-et-à-mesure que celui-ci bat en retraite,il ne cesse de se renforcer tandis que la Grande Armée se decompose. En Italie, Masséna est incapable de battre l'archiduc Charles malgré son écrasante supériorité numérique ; Napoléon doit alors se priver de Ney et de Marmont qui partent pour le Tyrol (afin d'éviter que l'archiduc Charles n'échappe à Masséna puis menace l'aile droite de la Grande Armée). L'empereur des Français doit aussi se priver d'Augereau, car un autre archiduc, Jean-Baptiste, tente de lever une armée en Bohême. Pire encore, la Prusse prépare son entrée en guerre et promet à Alexandre Ier d'attaquer les Français à la mi-décembre.
Après avoir libéré Munich, la Grande Armée descend le Danube pour prendre Vienne et chercher la bataille décisive avec les Russes. Napoléon estime les effectifs de Koutouzov à plus de 100 000 hommes. En fait, le maréchal russe ne dispose que de 36 000 soldats fatigués renforcés par 22 000 Autrichiens démoralisés. Informé de la défaite d'Ulm, Koutouzov décide de battre en retraite pour faire liaison avec des renforts russes et autrichiens, malgré les suppliques de François II pour défendre Vienne et il charge Bagration, son meilleur subordonné, de couvrir sa retraite avec ses divisions.
Pendant ce temps, Napoléon espère livrer bataille à Saint-Pölten, mais le 11 novembre, Koutouzov, renforcé par 10 000 Autrichiens et ayant repris de l'assurance, fond avec 15 000 hommes sur la division de Mortier, dans le défilé de Dürrenstein. Pris de front, de flanc et par l'arrière, les Français résistent et combattent à un contre trois, et mettent finalement hors de combat 2 600 Russes.
Napoléon ordonne à Murat de prendre Vienne, l'accusant d'avoir laissé Mortier seul et de ne pas avoir contre-attaqué les Russes, tandis que Bernadotte franchit difficilement le Danube à cause d'une subite crue de fleuve. Le 13 novembre, Murat et Lannes prennent Vienne sans coup de feu.
Les deux lieutenants de Napoléon parviennent alors à s'emparer du pont de bois de la ville en affirmant àl'officier chargé de le faire sauter qu'un armistice a été signé entre Napoléon et François II. Aussitôt, Bessières et Soult franchissent le fleuve. Le lendemain, Murat attaque avec sa cavalerie l'arrière-garde de Bagration. Les Russes parviennent à s'échapper en employant le même stratagème : ils font croire à Murat qu'une négociation d'armistice est en train de se dérouler et celui-ci arrête son attaque.
Koutouzov arrive à Olmütz , où il opère sa jonction le 19 novembre avec la 2e armée russe du général Buxhowden et le corps autrichien du prince de Liechtenstein. L'armée coalisée compte alors 86 000 hommes. Le surlendemain, Napoléon arrive à Austerlitz, à 100 km de Vienne. Il n'a plus que 73000 hommes.
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# Posté le mercredi 01 mars 2006 07:32

Modifié le vendredi 25 avril 2008 17:41

La bataille d'Austerlitz

La bataille d'Austerlitz
Napoléon déploie l'armée française face au plateau de Pratzen qu'il laisse occuper par l'ennemi.En même temps, il affaiblit son aile droite pour inciter les coalisés à enfoncer celle-ci et à lui couper la route de Vienne. Les Austro-Russes de Koutouzov tombent dans le piège et, lorsque le soleil dissipe le brouillard épais qui masque les Français prêts à bondir, les troupes ennemies sont en train de défiler sur le plateau. C'est alors que Soult les surprend et attaque leur centre dégarni. Au soir la victoire est acquise malgré les efforts désespérés de la cavalerie de la garde russe, contre laquelle Napoléon doit envoyer les escadrons de sa propre garde avec le Général Rapp. Celui-ci vient bientôt annoncer à l'Empereur la victoire décisive. Le lendemain Napoléon rédige sa proclamation: «Soldats, je suis content de vous... Il vous suffira de dire: J'étais à la bataille d'Austerlitz, pour qu'on dise: Voilà un brave.»
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# Posté le vendredi 25 avril 2008 17:46

Les consequences d'Austerlitz et la mise en place d'une nouvelle campagne militaire

Les consequences d'Austerlitz et la mise en place d'une nouvelle campagne militaire
Les Français comptent 1 305 morts et 6 500 blessés. Ils ont récupéré 173 prisonniers et ont perdu un drapeau du 4e de Ligne.
Les alliés comptent 16 000 morts et blessés et 11 000 prisonniers. Ils déplorent également la perte de 45 drapeaux et de 185 canons.
Koutouzov, organise inlassablement la retraite de l'armée russe : celle-ci se regroupe dans la nuit et part pour Göding en franchissant la March, une rivière large comme la Marne servant de frontière entre la Moravie et la Hongrie, puis il retourne en Russie. Langeron présente sa démission, Pryzbyszemski est ramené au rang de simple soldat tandis qu'Alexandre éloigne Koutouzov de l'armée en le nommant gouverneur de Kiev.
Le 3 décembre, Napoléon envoie la cavalerie de Murat poursuivre les Russes, sans succès.Au soir du 3 décembre, Napoléon reçoit un émissaire de François II : le prince de Liechtenstein. Celui-ci demande l'arrêt des combats pour négocier la paix. Le lendemain, Napoléon et François II se réunissent au Moulin Brûlé, à une vingtaine de kilomètres au sud d'Austerlitz. Les deux souverains conviennent d'un armistice et des principales conditions de paix autour d'un simple brasier. Ils s'entendent même sur la responsabilité du conflit : « Les Anglais sont des marchands de chair humaine » s'exclame l'empereur autrichien. Après une heure d'entrevue, Napoléon demande : « Votre Majesté me promet donc de ne me plus faire la guerre ? » et François II répond : « Je le jure et je tiendrai parole ». De retour à Vienne, acclamé par ses sujets, François II dit à l'ambassadeur français : « Croyez-vous, Monsieur, que votre Maître pourrait ainsi retourner à Paris, ayant perdu une bataille comme je l'ai perdue ? ».
Le 26 décembre, l'Autriche signe le traité de Presbourg. Elle perd 4 millions de sujets et la Vénétie ainsi que ses dépendances d'Istrie et de Dalmatie. En outre, elle doit donner ses territoires allemands, comme le Tyrol, au profit de la Bavière et du Wurtemberg. La France a alors les mains libres pour réorganiser l'Allemagne : Bade devient un grand-duché tandis que la Bavière et le Wurtemberg un royaume. Ces trois États forment en juillet 1806 le noyau de la Confédération du Rhin. Le 6 août 1806, François II renonce à son titre d'Empereur d'Allemagne, et dissout le Saint Empire Romain Germanique. Enfin, l'Autriche paye une indemnité de 40 millions de florins.
La Prusse, effrayée par ce coup de tonnerre, signe, le 16 décembre, à Schönbrunn, un traité d'échange de territoire favorable à la Prusse. Napoléon donne à la Prusse le Hanovre, domaine du roi d'Angleterre, contre les villes de Neuchâtel, Clèves et Ansbach.
En août 1806, l'Europe semble en paix : l'Autriche désarme ; le Royaume-Uni, ruiné par la guerre et démoralisé par la victoire française sur le continent, fait tout pour trouver un accord avec la France, surtout depuis la mort de William Pitt et son remplacement par Fox tandis que le royaume de Naples est occupé, obligeant son roi à s'exiler en Sicile.
Pourtant, Frédéric-Guillaume III de Prusse est très inquiet lorsque Napoléon réorganise, sans le tenir informé, le Saint-Empire en Confédération du Rhin, cette dernière trop favorable à la France : les principaux États qui la composent sont sous son protectorat. De plus, Napoléon voudrait restituer le Hanovre à son ancien propriétaire, le Royaume-Uni. Or, depuis moins de six mois, ce territoire est occupée par la Prusse, en échange de sa neutralité avec la France, pendant que la Grande Armée est occupée en Bavière et en Moravie contre les unités russes et autrichiennes de la troisième coalition.
Pendant les mois d'août à septembre, la belle reine de Prusse, Louise de Mecklembourg-Strelitz, attise la haine de l'armée et de la population prussiennes à l'encontre des Français : les officiers de l'armée royale se plaisent à aiguiser leurs sabres sur les marches de l'ambassade de France à Berlin tandis que Frédéric-Guillaume III de Prusse lance à qui veut l'entendre :
« Pas besoin de sabres, les gourdins suffiront pour ces chiens de Français. »
Alexandre Ier, Tsar de toutes les Russies et Frédéric-Guillaume III de Prusse se rencontrent à Potsdam, et jurent sur le tombeau du grand Frédéric II de Prusse de ne plus jamais se séparer avant la victoire sur la France.
La Prusse, la Russie, la Suède, la Saxe et le Royaume-Uni (à la mort de son Premier ministre Fox, le 14 septembre), forment la quatrième coalition et mobilisent leurs troupes le 9 août. L'armée prussienne est divisée en trois groupes : Un sous les ordres de Charles Guillaume Ferdinand, duc de Brunswick (70 000 hommes), un autre sous le commandement du prince de Hohenlohe (50 000 hommes) et un troisième sous Rüchel et Blücher (30 000 hommes).
Le 4 octobre, Napoléon reçoit un ultimatum l'invitant à se retirer de la rive droite du Rhin avant le 8 octobre. Le 6, on fait lire à la Grande Armée un bulletin qui annonce :
« Soldats ! L'ordre de votre rentrée en France était déjà donné, des fêtes triomphales vous attendaient. Mais des cris de guerre se sont faits entendre à Berlin. Nous sommes provoqués par une audace qui demande vengeance. »

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# Posté le vendredi 25 avril 2008 17:59