La guerre d'Espagne

La guerre d'Espagne
L'Espagne était, après le traité de San Ildefonso signé par le prince Manuel Godoy en 1795, une fidèle alliée de la France et c'est avec elle qu'elle subit la terrible défaite de Trafalgar en 1805. La perte de toutes communications avec ses colonies d'outre-mer lui fit rechercher des compensations territoriales sur le royaume voisin du Portugal, dont la monarchie était favorable au Royaume-Uni (ce fut la guerre dite des oranges qui se conclut le 27 avril 1807 par le traité de Fontainebleau). De son côté, Napoléon désirait envoyer ses troupes dans la péninsule, officiellement pour envahir le Portugal qui constituait une faille notable dans son dispositif de blocus continental. Le roi d'Espagne Charles IV accepta que le général français Junot traversât son royaume pour châtier les Portugais. Napoléon commença alors à se mêler des affaires espagnoles. Sous prétexte d'envoyer des renforts à Junot, il fit entrer en Espagne une armée commandée par Murat. Au même moment, un coup d'État dirigé en sous-main par l'infant Ferdinand, renversa le roi Charles IV. Ferdinand, devenu Ferdinand VII, prit le pouvoir. Le roi déchu en appela à l'arbitrage de Napoléon. Celui-ci convoqua le père et le fils à la conférence de Bayonne (avril-mai 1808). Voyant l'état de décrépitude de la monarchie espagnole, l'empereur tenta de profiter de la situation pour mettre la main sur l'Espagne. Ses conseillers le poussaient : le ministre Champagny écrivait par exemple : « il est nécessaire qu'une main ferme vienne rétablir l'ordre dans son administration [celle de l'Espagne] et prévienne la ruine vers laquelle elle [l'Espagne] marche à grands pas »[1]. Habitué à sa popularité et à la docilité de l'Italie et des Polonais, Napoléon crut bien sincèrement que les afrancesados (les partisans des Français) constituaient la majorité des Espagnols ; il se trompa grandement.[2]
À Madrid, des rumeurs affirmaient que la famille royale espagnole était retenue en otage par Napoléon à Bayonne. Le 2 mai 1808, après une tentative d'enlèvement d'un enfant de la famille royale par la France, la population madrilène se souleva contre les troupes françaises. En effet, alors qu'elle était en train de se disputer le trône d'Espagne devant l'Empereur, au point d'en venir aux mains, le lendemain, Murat écrasa dans le sang la rébellion. Le célèbre tableau de Goya, Tres de mayo, rappelle les fusillades nées de cette répression. Napoléon crut pouvoir poursuivre son objectif : il força les deux souverains à abdiquer puis offrit la couronne vacante à son frère Joseph. C'était une grave erreur d'appréciation. L'Empire s'engageait dans une guerre qui allait miner ses forces pendant près de 6 ans.
Le guet-apens de Bayonne déclencha l'embrasement de l'Espagne. Malgré sa rapide répression, le soulèvement de Madrid inspira d'autres villes du pays : Carthagène, León, Santiago, Séville, Lérida et Saragosse. L'armée française était partout attaquée. Le 18 juillet 1808, le général Pierre Dupont de l'Étang et ses 20 000 hommes furent vaincus près de la petite ville andalouse de Bailén. Ce fut la première défaite retentissante de l'armée impériale en Europe continentale. En soi la défaite ne rendait pas la situation militaire des Français catastrophique mais elle eut un énorme impact psychologique pour leurs ennemis : les soldats de Napoléon pouvaient être battus. Deux jours plus tard, malgré cet échec, Joseph Bonaparte, le nouveau roi d'Espagne, parvint à entrer à Madrid. Mais il ne put y rester longtemps. Puis, le général Junot dut évacuer le Portugal face à l'offensive des Anglais du futur duc de Wellington. La dégradation de la situation inquiétait Napoléon. L'empereur se rendit en personne en Espagne, à la tête de 80 000 soldats qu'il avait tirés d'Allemagne. Il ne resta que quelques mois (novembre 1808-janvier 1809) en Espagne mais son intervention assura la reprise en main des villes par les Français
Madrid, menacé d'un assaut, ouvrit ses portes au conquérant. Le 4 décembre 1808, dans une proclamation qu'il adressa aux habitants, il menaça de traiter l'Espagne en pays conquis, si elle persistait à ne pas reconnaître Joseph Napoléon pour roi[3]. À regret, les Madrilènes virent une nouvelle fois le frère de l'empereur s'installer au palais royal.
Malgré la brillante campagne napoléonienne et les réformes mises en place (abolition des droits féodaux et de l'Inquisition), le pays était loin d'être soumis. Le contrôle des campagnes restait difficile. Les prêtres espagnols appelaient leurs fidèles à la croisade contre les Français. Les difficultés de l'occupant résidaient surtout dans la particularité du combat : les Espagnols pratiquaient la guérilla. [4] Si les Français remportaient régulièrement des victoires contre l'armée régulière espagnole et prenaient d'assaut les villes, ils peinaient contre les petits groupes de résistants embusqués qui les harcelaient.
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# Posté le samedi 26 avril 2008 16:49

Le declenchement de la campagne d'Allemagne et d'Autriche

En novembre 1808, l'armée française demeure divisée, une partie étant empêtrée dans le guêpier espagnol : pour la première fois, l'armée est perçue comme une armée d'invasion et elle doit affronter tout un peuple qui refuse la présence des Français. Cependant afin de reprendre en main une situation qui échappe à ses subordonnés, Napoléon entre en Espagne avec la Grande Armée jusqu'alors maintenue à l'est, remporte une série de victoires et parvient à Madrid où il stabilise plus ou moins la situation.
Mais déjà en France sont perceptibles de profonds signes de lassitude et de mécontentement devant des guerres qui n'en finissent pas. Napoléon doit faire face à un rapprochement de Talleyrand et de Fouché qui sonne comme un coup de tonnerre et qu'il perçoit comme une trahison.
Enfin Napoléon perd l'initiative, la guerre lui ayant été imposée par l'Autriche, désireuse de venger Austerlitz. Voulant l'éviter, il cherche l'aide du tsar Alexandre qui la lui refuse. Une habile campagne de propagande anti-napoléonienne réveille les nationalismes en Allemagne. Par ailleurs l'Angleterre, toujours désireuse de fomenter des coalitions contre la France, convainc un peu plus les Autrichiens de mobiliser leurs ressources en vue d'une attaque lancée en avril 1809 contre deux alliés de Napoléon sur le continent, la Bavière et le grand duché de Varsovie.
Le conflit se présente donc dans de mauvaises conditions, Napoléon doit faire face à une Autriche belliqueuse, l'agitation qui couve en Allemagne, l'Espagne aidée par l'Angleterre au Portugal est en état d'insurrection, et à une trahison Parisienne.
Le 10 avril le royaume de Bavière est envahi, à la grande surprise de Napoléon qui n'attendait d'offensive autrichienne qu'à la fin du mois, pour rendre à l'Allemagne son indépendance et son honneur national selon l'archiduc Jean. Toutefois, en Bavière, la pluie et les difficultés d'approvisionnement retarde les 126 000 soldats Autrichiens, ce qui permet à l'Empereur des Français d'opérer une man½uvre visant à tourner l'armée ennemie par le sud et à la couper de Vienne. Ainsi, en cinq jours, du 19 au 23 avril, les Français repoussent les Autrichiens d'Allemagne.
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# Posté le samedi 26 avril 2008 16:56

La baaille d'Eckmul

La baaille d'Eckmul
Napoléon entreprend de pousser le corps de Lannes vers cette région qui décidera du sort de la campagne. Accompagné des maréchaux Berthier, et Masséna, L'empereur parti de Landshut, se dirige vers le nord pour gagner Eckmühl où se trouve l'avant garde de l'armée allemande. Dans un premier temps Napoléon entreprend d'enfoncer le centre autrichien et de détruire la gauche ennemie à Eckmühl puis de tourner l'armée de l'archiduc Charles en empruntant la route de Ratisbonne. Les troupes de Lefebvre et de Davout sont chargées de repousser les Autrichiens sur la route d'Eckmühl à Ratisbonne, tandis que Vandamme avance sur Eckmühl et repousse les troupes adverses vers le défilé d'Hagelstadt. De l'autre côté Lannes progresse en direction de Roking. En face l'archiduc Charles est inquiété par le défilé et les ponts sur le Danube qu'il lui faudra franchir si la situation tourne mal. A midi, la droite autrichienne attaque les forces de Davout en direction d'Abach. La réaction de Davout est immédiate, il lance ses divisions contre l'ennemi. Par le Sud, la brigade wurtembergeoise de Vandamme marche sur Eckmühl, dont elle parvient à s'emparer vers 14 heures. La division de Saint Sulpice suit le mouvement et s'empare d'une grande batterie autrichienne stationné au Nord Ouest de la ville. Pendant ce temps, la division Gudin qui appartient au corps provisoire de Lannes, parvient à s'emparer d'une hauteur boisée située au nord d'Eckmühl, sans grande résistance il poursuit son avance il sera rejoint dans la soirée par la division Morand. La division wurtembergeoise, suivant de près la division Morand, depuis le village de Seligenthal près de Landshut, avance en direction d'Eckmûhl et se positionne près d'Eggolfsheim.
La bataille est rude mais en fin de journée les 64 escadrons appartenant aux divisions de cuirassiers Saint Sulpice et Nansouty mais également d'éléments bavarois et wurtembergeoise réunis en une seule masse livrent un combat à l'infanterie et à la cavalerie autrichienne. La cavalerie menée par l'archiduc Charles en vue d'arrêter les cuirassiers échoue. La poursuite de l'armée autrichienne s'interrompt près de Köfernig en raison de la fatigue et de l'épuisement des chevaux. Au soir peu après la charge de Nantsoury et de Saint Sulpice, L'empereur ayant pris conseil auprès de ses officiers décide d'abandonner la poursuite et de laisser reposer ses troupes harassées par des combats incessants.
Napoléon n'a pas livré à Echmühl le combat décisif qu'il a prévu au petit matin du 22 avril 1809 même si la bataille est l'une des plus importantes de la campagne d'Autriche, il remporte la victoire en infligeant des pertes relativement élevées à l'ennemi, mais ne parvient ni à l'écraser ni à empêcher son repli.
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# Posté le samedi 26 avril 2008 17:00

La bataille d'Essling (Aspern)

La bataille d'Essling (Aspern)
Rapidement Napoléon parvient à Vienne, mais l'armée autrichienne repliée en bon ordre au nord du Danube n'est pas du tout anéantie et l'Autriche refuse la paix.
Alors que Napoléon occupe Vienne, l'archiduc, après avoir détruit les ponts sur le Danube, regroupe son armée à cinq kilomètres au nord-est de la capitale, à proximité de Bisamberg, une hauteur sur la rive gauche du fleuve. Les Français doivent traverser le Danube. Lobau, une des nombreuses îles qui divisent le fleuve en canaux mineurs, est choisi comme point de passage. La nuit du 19 au 20 mai des ponts sont jetés sur les canaux de la rive droite à l'île de Lobau qui est occupée, dans la soirée du 20. Beaucoup d'hommes sont rassemblés là et un pont est jetée sur le dernier bras du Danube, entre Lobau et la rive gauche. Les divisions de Masséna passent immédiatement sur la rive gauche et esquivent les avant-postes autrichiens.
Pressé par des attaques énergiques sur ses arrières, Napoléon a transporté en bac toutes les troupes disponibles aux ponts, et à l'aube du 21, 40 000 hommes sont rassemblés, sur la rive gauche, dans la large plaine de Marchfeld, qui sera un peu plus tard la scène de la bataille de Wagram.
L'archiduc n'a pas résisté au passage. Son intention est de laisser une assez grande force traverser, et de l'attaquer avant que le reste de l'armée française ne puisse lui porter secours. Napoléon relève le défi, mais il cherche à en diminuer les risques en appelant chaque bataillon disponible. Ses forces sur Marchfeld sont rassemblées devant les ponts, et ont maintenant à leur gauche le village d'Aspern (Gross-Aspern) et à leur droite celui d'Essling (ou Esslingen). Aspern, est situé sur la rive d'un des bras du fleuve et ne peut être contourné par la gauche. Les français avancent sur un front qui relie les deux villages.
Hiller, Bellegarde et Hohenzollern devaient converger sur Aspern, pour attaquer Essling. La cavalerie autrichienne est au centre, prête à riposter contre toute attaque de la cavalerie française à la tête des colonnes. Le 21 les ponts sont devenus de plus en plus instables, à cause de la violence du courant, mais aussi du flot des soldats qui traversent sans interruption toute la journée et pendant la nuit.
La bataille commence à Aspern. Hiller remporte le village aux premiers assauts, mais Masséna le reprend, et défend sa conquête avec la même ténacité dont il a fait preuve à Marengo. L'infanterie française combat avec le courage qui lui a tant fait défaut dans les dernières batailles.
Les trois colonnes autrichiennes ne parviennent pas reconquérir plus de la moitié du village. La position est toujours tenue par Masséna quand la nuit tombe. Napoléon tente de créer une diversion en envoyant sa cavalerie située en son centre, pour charger l'artillerie de l'ennemi, déployée sur une longue ligne de front concentrée sur Aspern. La première charge des Français est repoussée, mais la seconde est constituée d'une lourde masse de cuirassiers. Les cavaliers français chassent les servants des canons, contournent les positions d'infanterie de Hohenzollern, et résistent à la cavalerie du Lichtenstein, mais ils ne peuvent faire plus et finalement se retirent sur leurs anciennes positions.
Pendant ce temps, Essling est la scène d'un combat presque aussi désespéré que celui d'Aspern. Les cuirassiers français assaillent brutalement le flanc des troupes de Rosenberg, et encaissent un assaut. Dans le village, Lannes résiste vaillamment avec une simple division, jusqu'à ce que la nuit mette fin à la bataille. Les deux armées bivouaquent sur place. À Aspern, Français et Autrichiens s'affrontent encore à coups de pistolet. L'empereur n'est pas découragé, et réconforte chaque homme valide.
À l'aube du 22 la bataille reprend. Masséna dégage Aspern de l'ennemi, mais en même temps Rosenberg donne l'assaut à Essling. Lannes, qui résiste toujours désespérément, reçoit les renforts de la division de Saint-Hilaire, et repousse Rosenberg. Dans Aspern, Masséna est à son tour repoussé par une contre-attaque de Hiller et de Bellegarde.
Napoléon lance une grande attaque sur le centre autrichien. La totalité du centre français, avec Lannes du côté gauche et la cavalerie en réserve, avance. La ligne autrichienne est rompue entre la droite de Rosenberg et la gauche de Hohenzollern. La victoire est presque gagnée quand l'archiduc Charles fait donner sa réserve, menant ses soldats les couleurs à la main. Aspern est perdu. Les ponts sur le Danube, qui avaient une fois déjà été détruits, sont brisés à nouveaux par de lourds chalands, que les Autrichiens ont fait dériver grâce au courant.
Essling est maintenant tombée sous un nouvel assaut de Rosenberg, qui dirige alors ses efforts sur le centre français ; celles-ci se retirent lentement des rives. La retraite est terriblement coûteuse. L'épuisement général des deux camps met définitivement fin aux combats.
La bataille d'Aspern est la première défaite de Napoléon, qui marque aussi le début du déclin de son armée jusqu'à présent invincible. Conscient de l'humiliation, Napoléon interdit tout reportage sur cette bataille ; la preuve : dans aucun livre contemporain d'histoire francaise, la défaite d'Aspern n'est mentionnée. Les Français perdent 21 000 sur les 90 000 successivement engagés. Napoléon perd un de ses meilleurs officiers: le maréchal Jean Lannes, qui meurt quelques jours plus tard des suites des ses blessures.
La nuit du 22, le dernier pont est réparé, les Français se retirent pour attendre l'arrivée des renforts à Lobau.
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# Posté le samedi 26 avril 2008 17:06

La bataille de Wagram

La bataille de Wagram
Au petit matin, Napoléon ordonne de commencer le passage des troupes de l'île Lobeau à la rive gauche. Alors que les Autrichiens attendaient les francais sur une ligne de fortification entre Aspern et Essling (comme à la Bataille d'Essling), ceux-ci franchissent le Danube non depuis l'ouest de l'île, mais depuis l'est. le général de brigade Conroux emmene ses grenadiers à l'assaut, utilisant des barques, et sécurise la future tête de pont. Immédiatement après, les ponts préparés sont installés, et l'armée traverse, le IVe Corps de Masséna en tête. Tournées, les fortifications autrichiennes deviennent inutiles, et les défenseurs se replient sur le plateau de Wagram, qui forme un large arc de cercle depuis le Danube jusqu'à Neusiedel, en passant par Wagram. Les français viennent alors placer leurs troupes sur un arc de cercle concentrique, et, alors que le soleil sèche la pluie de la veille, Napoléon ordonne une attaque générale en balayage sur le plateau. Bernadotte fait avancer (lentement) les Saxons sur le plateau de Wagram haut de quelques mètres, traversant le ruisseau du Goldbach, qui coule à son pied. Le général de division Dupas mène sa division mixte de soldats saxons et français au combat. Il percute et enfonce les lignes autrichiennes, avant d'être stoppé devant Wagram par une contre-attaque. Lorsqu'ils parviennent à la crête, la deuxième vague, constituée par les Italiens de Macdonald, prend les uniformes blancs saxons pour ceux des Autrichiens, et tirent sur eux. Les Saxons, pris entre deux feux, reculent vers les forces de Macdonald qui croient à une charge et le désordre s'installe. Oudinot et son IIe Corps, qui devaient soutenir l'attaque, doit reculer pour s'aligner sur la nouvelle ligne. Les positions se stabilisent pour la nuit, mais les restes épars des troupes saxonnes ont perdu toute valeur combattive, abandonnant des blessés dans le village d'Aderklaa, face à Wagram, qu'elles auraient pu garder et qui sera le lendemain théâtre de nombreux combats.
Au petit matin du 6 juillet, l'Archiduc Charles prend l'initiative de l'attaque. Cependant, par jeux des aides de camp et retard des ordres, l'offensive principale est déclenchée à gauche avant ce qui devait être la diversion, à droite, qui part donc en retard sur l'horaire. Davout, attaqué sur la droite française, prend l'offensive et repousse le IIe Corps de Rosenberg avec son 3e corps, qui compte parmi les meilleurs troupes de la Grande Armée. Au centre, Masséna doit lutter pour reprendre le contrôle d'Aderklaa, ne laissant que la division Boudet pour défendre la gauche française, ou une grosse force autrichienne, sous Klenau, attaque. Pour sauver son centre, Napoléon réunit 60 pièces de tout calibres de la Garde Impériale, auxquelles s'ajoutent 40 pièces de l'armée d'Italie. Masséna marche alors plein Sud pour aider Boudet, couvert par les batteries qui se déchainent sur les autrichiens qui, impuissants, leur font face. Derrière la grande batterie, l'armée d'Italie de Macdonald se rassemble et, suivie par les bavarois de De Wrède et les soldats de la Jeune Garde, sous Reille, couverte par la cavalerie lourde de Bessières, lance l'attaque qui brise le centre autrichien. À 18 h l'archiduc Charles est obligé d'ordonner la retraite. La cavalerie française, épuisée et dispersée, ne peut pas poursuivre. Napoléon finira l'ennemi à la Bataille de Znaïm.
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# Posté le samedi 26 avril 2008 17:12